19 mai 2017

Un lieu pour se re-lier

Michel Maxime Egger, le 19.05.2017

Une nouvelle oasis, la première en zone périurbaine, est en train de naître près d’Angers, à Saint-Barthélemy d’Anjou, sous l’impulsion de Julie Cabot Nadal et avec le soutien d’élus locaux. Son nom, poétique et enchanteur : la Canopée bleue.

« Entre un monde qui décline et un autre à construire se trouve une transition qu’il ne faut pas gâcher par notre inertie. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme qui place l’être humain et la nature au cœur même de nos préoccupations et toutes nos compétences et moyens à leur service », affirme Pierre Rabhi.

Pour concrétiser cette vision et montrer qu’elle est possible, l’agro-écologiste et le mouvement Les Colibris ont initiés l’émergence d’« oasis » qui offrent des espaces pour inspirer, soutenir et relier celles et ceux qui aspirent à une société plus solidaire et respectueuse de la nature. On en compte déjà plus de 400 en France.

La Canopée bleue, nouvelle oasis en gestation, sera un écocentre touristique, pédagogique et coopératif. « L’enjeu de ce projet est d’y expérimenter une société en transition, qui favorise l’épanouissement de l’individu au sein d’un collectif, et qui soit respectueuse de l’homme et de la nature », explique sa coordinatrice Julie Cabot Nadal. Espace à la fois de ressourcement, de reliance et de vie, le centre se déploiera selon quatre pôles :

  • Un lieu d’étape avec une offre diversifiée : hébergement insolite et écologique, restauration créative, vivante, bio, végétarienne et locale.
  • Un pôle éducation et formation, avec des initiations à la gouvernance coopérative et à la reconnexion au vivant. L’objectif est de développer les connaissances, les savoir-faire et les savoir-être des petits et des grands pour répondre aux défis d’une société en transition sociale et écologique.
  • Un pôle biodiversité, avec du maraîchage collectif, un refuge pour la protection des oiseaux et diverses activités comme l’équitation naturelle.
  • Un pôle habitat autrement, où logeront quatre familles en résidence principale et en habitat réversible. Une manière de démontrer que l’habitat écologique à haute performance écologique et énergétique est possible.

Ces pôles proposeront autant de pistes pour sensibiliser le public et aider les gens à répondre à la question : « Comment je fais pour changer concrètement ? »

La prochaine étape est la recherche d’un lieu et le montage du financement, qui sera à la fois public, privé et citoyen.