29 avr 2016

Denis Kormann: Paysages intérieurs

Michel Maxime Egger, le 29.04.2016

Illustrateur de La légende du colibri (Actes Sud), Denis Kormann nous propose un voyage symbolique et poétique à travers ses « Paysages intérieurs ». Entre le vide et le plein, la Terre et le Ciel, son exposition décline l’errance labyrinthique d’un homme solitaire en quête d’unité intérieure et de communion avec le monde. Une ascension de la montagne de l’âme où, par l’alchimie du noir et du blanc et la magie des dégradés de gris, la lumière naît de l’obscurité, l’harmonie du déséquilibre, la joie de la souffrance, le possible de l'impossible.

Ce parcours est aussi l’occasion pour l’artiste de jouer avec les formes et les matériaux, dans des ambiances qui évoquent notamment l’univers entre eau et encre du peintre et prix Nobel de littérature chinois Gao Xingjian.

Pour ce dernier, peindre « c’est revenir aux sensations réelles de l’homme, ce que l’individu ressent est digne de confiance, même si c’est invérifiable. Quel que puisse être le futur, ce que possède l’homme est cet instant éternel, qui change en un clin d’œil. Il ne fait que contempler paisiblement l’instant et il donne à voir au troisième œil qui est dans son dos sa propre image projetée dans ce monde ». Et d'ajouter: « Il faut commencer à peindre là où le langage ne suffit plus, là où l'on a fini de parler. » Une bonne définition de l’approche de Denis Kormann.

Exposition jusqu’au 18 mai au Café-Restaurant Les Alliés, à Lausanne (Suisse).