Depuis le début des années 2000, afin de freiner leur disparition et – plus encore – de préserver le tourisme hivernal, des surfaces de glaciers alpins ont été recouvertes de bâches géothermiques. Peu documenté jusqu’ici, ce phénomène fascinant fait l’objet d’un beau livre qui regroupe une centaine de photographies de 25 artistes suisses et internationaux, accompagnées d’un étude écosophique détaillée de Nathalie Dietschy. La professeure d’histoire de l’art à l’Université de Lausanne en décrypte et déplie les différents niveaux de sens. Elle éclaire savamment et avec acuité les tensions éthiques et esthétiques générées par cette pratique et sa traduction en images. Un révélateur de nos rapports complexes à la nature et à l’art.
Au XVIIe siècle, dans la vallée catholique de Fiesch (Suisse), la population prie, prête serment pour une vie honnête et organise une procession annuelle pour que Dieu la protège contre l’avancée menaçante du glacier d’Aletsch. En 2012, une démarche religieuse similaire a lieu, mais avec une demande inverse : stopper le retrait du glacier.
Efficacité ou non des prières d’hier et d’aujourd’hui, la fonte des glaciers s’accélère dangereusement. Une conséquence funeste des dérèglements climatiques. Les données scientifiques sont implacables : un kilo de CO2 en plus dans l’atmosphère, ce sont 15 kg de glace en moins. Les prévisions sont alarmantes. En France, 75 pour cent de la masse glaciaire se seront évaporés d’ici à 2050 et en Suisse 70 pourcent jusqu’à la fin du siècle.
Depuis 2004, afin de freiner ce processus, des toiles géotextiles sont posées sur certaines portions – très limitées – de plusieurs glaciers alpins, en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche et en Italie. Résultat: des transformations parfois spectaculaires du paysage ainsi que des impacts écologiques non négligeables dont témoignent de nombreux photographes internationaux.
Face à leurs images, reproduites de manière remarquable dans l’ouvrage édité par Infolio, on est pris d’émotions ambiguës, voire contradictoires. D’un côté, une admiration et fascination devant la beauté de ces photographies et le caractère inédit des nouveaux paysage façonnés par ces toiles isolantes, avec leurs tissus en lambeaux ou leurs effets de drapé. On se croirait parfois devant des œuvres de land art ou des compositions abstraites. On pense aussi aux emballages de monuments par le couple Christo. De fait, les artistes témoignent d’une pluralité de regards et de postures: certains documentent, d’autres dénoncent, d’autres encore esthétisent.
De l’autre côté, on éprouve un grand sentiment de tristesse et d’effroi. Car derrière ce qui peut apparaître comme une sublimation artistique ou une ouverture imaginaire, voire un trompe-l’œil, se cache une réalité gravissime et tragique. Les toiles, tels des cache-sexes, orientent l’attention sur ce qu’elles dissimulent. Elles dévoilent ce qu’elles recouvrent: la fragilité et la disparition inéluctable de géants de glace millénaires. Certaines évoquent des linceuls, d’autres des cercueils ou tombeaux de marbre.
C’est bien une forme de mort au travail que les photographes enregistrent, directement ou indirectement à travers des démarches plus ou moins plasticiennes. Leurs images deviennent symboliques au sens profond du terme: elles ne représentent pas seulement, elles rendent présent. Cependant, tout magnifiques qu’elles soient, elles n’invitent pas à une contemplation du désastre ou à une célébration de la désolation. Non, le capitalocène, dont la mort des glaciers est l’expression, n’a rien de sublime.
L’ambivalence du geste esthétique et des sentiments qu’il suscite est le reflet d’une autre ambiguïté que certains experts qualifient d’écoblanchiment. D’abord, si elles sont relativement efficaces localement, réduisant de 60 pour cent la fonte glaciaire là où elles sont appliquées, les bâches géotextiles n’ont globalement et à terme pas plus d’effet qu’un petit sparadrap sur une immense plaie béante. En 2021, sur les neuf sites en Suisse où elles se déploient, elles ne recouvraient qu’environ 0,18 km2, soit 0,02 pourcent de la surface des glaciers helvétiques. D’où, trait d’ironie pour signifier le dérisoire de la situation, le slogan en lettres majuscules inscrit par Mathieu Gafsou sur ses tirages du glacier du Rhône: «Tout va bien.»
Les bâches glaciaires ne peuvent, de facto, ni être utilisées à large échelle, ni durer. Comme l’écrit dans la préface Emmanuel Reynard, professeur de géographie à l’Université de Lausanne, «elles n’existent que depuis quelques années et auront disparu dans quelques décennies. Cette temporalité doit être mise en regard de la longue histoire des glaciers alpins». Une intervention humaine insignifiante à l’aune de la géologie. Les photographies, en revanche, permettront de garder une trace durable de «ces paysages éphémères de l’Anthropocène».
Ensuite, la pose de ces toiles obéit en réalité moins à une volonté de préservation en tant que telle qu’à une logique commerciale et utilitariste: protéger des bouts de glaciers ou ralentir leur «liquidation» pour prolonger le tourisme hivernal et conserver des domaines skiables. Une manière de masquer les symptômes en alimentant les causes mêmes de la dégradation du climat et de l’exploitation des montagnes.
Enfin, autre effet pervers, la désintégration progressive de ces larges bâches engendre des pollutions aux microplastiques. C’est ce qu’on peut observer sur différentes photos où de la mousse apparaît, des morceaux de textile flottent sur les eaux de la fonte et des fibres pénètrent la masse glaciaire.
Au final, le livre de Nathalie Dietschy nous invite à une traversée des apparences et à des réflexions de fond. Les Alpes: espaces de plaisir ou lieux de calamité? Les glaciers emmaillottés: nouveaux paysages hybrides étonnants ou spectacles de désastre? Les toiles isolantes: expression de nos rapports de domination ou signes d’une nouvelle sensibilité? Les photographies: source d’émerveillement ou de consternation? Qu’est-ce que cela nous fait, émotionnellement, quand nous regardons tout cela en face? Où s’inscrivent ces images, au-delà de notre rétine: dans notre tête ou notre cœur? Et avec quels effets: la peur, la tristesse, l’impuissance, le découragement, ou la colère, la responsabilité et le désir de s’engager? Si les glaciers fondent, n’est-ce pas parce que nos cœurs sont trop froids?
Autrement dit, nous sommes en permanence renvoyés à nous-mêmes, à nos propres paradoxes et contradictions. Comme l’autrice l’écrit, «évocateurs d’iconographies anciennes et récentes, ces paysages de glaciers bâchés sont polysémiques et reflètent les tensions sourdes qui hantent nos rapports à la planète».
Nourrie par des entretiens avec les artistes, la question éthique posée par l’esthétique – peut-on faire de l’art et de la beauté avec des ruines? – ouvre sur le politique. Quels que soient leurs points de vue, leurs intentions et leurs approches, très divers, les photographes distillent tous le même message: il est temps d’ouvrir les yeux et d’agir. Car, ainsi que ne cessent de le rappeler les meilleurs scientifiques, seule une réduction rapide et conséquente des émissions de gaz à effet de serre pourra sauver ce qui peut encore l’être des glaciers alpins, offrir une solution durable et à grande échelle. Cela implique que les gouvernements assument leurs engagements, que les entreprises incarnent leurs responsabilités, que les individus sortent du déni et adaptent leurs comportements aux limites et à la justice planétaires. A quand l’octroi d’une personnalité juridique aux géants de glace?
Michel Maxime Egger, texte écrit pour Trilogies.
Nathalie Dietschy, Glaciers alpins sous toiles. Une histoire photographique, Infolio, 2025, 240 p.
A l’heure où l’on commémore les deux ans de la mort tragique de Mahsa Amini en Iran, il est temps de (re)lire le roman graphique Femme, Vie, Liberté (Editions L’Iconoclaste, 2023). Un ensemble remarquable de textes et de bandes dessinées, qui – avec humour, engagement critique et recul historique – permet de comprendre les tenants et aboutissants du premier mouvement féministe d’envergure en Iran et dans le monde musulman, mené au premier chef par les femmes et suivi par des jeunes et aussi des hommes. Une ode à la libération.
A l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz-Birkenau en janvier 1945, une BD adapte une série de reportages réalisés en 1995 et couronnés par le prix Albert Londres. L’album traduit avec force, finesse et profondeur les témoignages recueillis par la journaliste du Monde Annick Cojean. Une œuvre puissante et nécessaire qui nous dit l’importance capitale du travail de mémoire et de transmission. L’inquiétant et pitoyable spectacle du monde actuel nous rappelle au devoir de vigilance. Il est plus que jamais nécessaire de se souvenir que la barbarie fait partie de l’humanité et peut – comme aujourd’hui – se manifester à tout moment.
À l’heure du look hyperréaliste publicitaire, du naturalisme télévisuel, fade et sans surprise, le chef opérateur Henri Alekan (1909-2001) fait figure de rescapé. Le dernier Mohican d’une époque révolue du cinéma, artisanale, où la beauté du réel était inséparable de la poésie de l’imaginaire. Il a consigné en 1984 sa vaste expérience et ses réflexions dans un livre somptueux, Des lumières et des ombres, qui vient d’être réédité aux éditions du Collectionneur.
«Le Virgile de l’initiation à l’écologie chrétienne.» C’est ainsi que l’écrivain Falk van Gaver définit Jean Bastaire. A l’occasion des dix ans de sa naissance au ciel, un livre lui rend hommage et expose les points clés de sa pensée, de son espérance et de son engagement. Une contribution bienvenue pour promouvoir une figure majeure et insuffisamment (re)connue, qui appelait à une «insurrection pascale» des consciences au service du Vivant.
«Pour qui prête l’oreille, laisse traîner son regard, affûte sa propre sensibilité envers ces êtres du vivant qui agissent, parlent, imaginent et font imaginer», de nouvelles voix et de nouvelles manières d’évoquer les écosystèmes surgissent en Occident.» Plus particulièrement en Suisse romande, «terreau plutôt favorable aux motifs écospirituels». C’est ce que montre Alexandre Grandjean, chercheur à l’Institut de sciences sociales des religions de l’Université de Lausanne, dans un petit livre passionnant: Arborescence – Les voix de l’écologie spirituelle (Hélice Hélas, 2022).
Dominicain, enseignant de méditation «dans l’esprit du zen», Bernard Durel est un homme discret qui transpire l’humilité et qui respire large et profond. Un livre de «conversations à ciel ouvert», remarquablement menées par le journaliste Jean-Claude Noyé, nous dévoile son itinéraire spirituel et la sagesse qu’il en a tirée. Il offre par là-même, en allant à l’essentiel, des ressources inspirantes pour notre propre cheminement. Une parole simple, claire et profonde, qui ouvre le cœur et nourrit l’esprit. Un souffle d’espérance pour, en toute lucidité, traverser le «temps de détresse» actuel et les épreuves personnelles, sortir des impasses en trouvant «le passage pour reprendre la route vers l’avant».
Un petit livre clair et roboratif où Jean-Claude Guillebaud explique sa conviction que «le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps, y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu». A trois conditions cependant: le refus de l’injonction au profit du témoignage vécu et du dialogue, la réinterprétation créative incessante des textes, le renouvellement profond du langage. L’auteur raconte son propre voyage intellectuel et existentiel à travers trois cercles. D’abord, la redécouverte des sources judéo-chrétiennes de la modernité comme les droits humains et une conception du temps source d’espérance. Ensuite, la «subversion évangélique» qui proclame l’innocence des victimes, révèle l’aveuglement mimétique des persécuteurs, appelle à lutter de manière non violente contre la tyrannie, les injustices et les logiques de domination. Enfin, «le saut personnel et subjectif de la foi, qui permet de franchir les abîmes du doute».
Il manquait une présentation de l’œuvre et de la vie de Jean-Marie Pelt. L’écobiographie de Claude Evrard vient combler cette lacune. Elle reprend comme titre une citation de l’écologiste: «On m’a parfois comparé à un arbre.» Cette métaphore convient bien à cet homme protéiforme et fécond. Elle permet, en la filant, de structurer les différentes dimensions d’un «écologiste spontané et prématuré, lucide et passionné», ainsi que le qualifie Edgar Morin dans la préface.
La nature a joué un rôle très important dans la vie et la pensée de Carl Gustav Jung. Elle apparaît, de manière transversale et arborescente, à de nombreux endroits de son œuvre. Nourrie par la fréquentation d’autres cultures, l’approche du psychanalyste se révèle d’une grande actualité et fécondité pour répondre en profondeur aux défis écologiques. Par son exploration des interrelations intimes entre le vivant et la psyché humaine, elle constitue une source d’inspiration pour l’écopsychologie. Il manquait un ouvrage en français pour appréhender la richesse et la pertinence de l’apport du psychiatre suisse en ce temps de bouleversements écosystémiques. Le livre d’Aurélie Choné, Jung et la nature. Vers une écologie de l’âme (Labor et Fides, 2025) comble cette lacune de belle manière.
Depuis le début des années 2000, afin de freiner leur disparition et – plus encore – de préserver le tourisme hivernal, des surfaces de glaciers alpins ont été recouvertes de bâches géothermiques. Peu documenté jusqu’ici, ce phénomène fascinant fait l’objet d’un beau livre qui regroupe une centaine de photographies de 25 artistes suisses et internationaux, accompagnées d’un étude écosophique détaillée de Nathalie Dietschy. La professeure d’histoire de l’art à l’Université de Lausanne en décrypte et déplie les différents niveaux de sens. Elle éclaire savamment et avec acuité les tensions éthiques et esthétiques générées par cette pratique et sa traduction en images. Un révélateur de nos rapports complexes à la nature et à l’art.
Dans Le Visage écrit apparaît le danseur et chorégraphe Kazuo Ohno (1906-2010) dans une performance au carrefour de l’expressionnisme et du butō, dont il est l’un des maîtres et précurseurs. Totalement fasciné par sa présence irradiante et sa gestuelle magique, Daniel Schmid capte la grâce de cet homme travesti qui semble flotter sur l’eau dans le bleu crépusculaire du port de Tokyo. Il a fait de cette séquence le cœur d’un court métrage (1995).
Double salut nazi d’Elon Musk à l’investiture de Donald Trump, montée de l’antisémitisme et du racisme, succès des idéologies nationales-populistes, floraison des régimes autoritaires… A l’heure où l’on commémore le cinquantième anniversaire de la libération des camps de concentration, il est plus urgent que jamais de nous souvenir et d’être vigilant. Revoir un film comme_ Nuit et brouillard_ (1956) d’Alain Resnais peut nous y aider. Pour reprendre les mots de l’écrivain survivant Jean Cayrol, il reste plus que jamais un «appel, un dispositif d’alerte contre toutes les nuit et brouillards» qui n’en finissent pas de «tomber sur une terre qui naquit pourtant dans le soleil, et pour la paix» [1]. Il dénonce l’effroyable accoutumance à l’oubli et la banalisation du mal qui en découle. Un cri on ne peut plus d’actualité.
«Ceux qui vivront dans cent ans, dans deux cents ans après nous, pour qui nous frayons maintenant le chemin, est-ce qu’ils s’en souviendront, est-ce qu’ils auront seulement un mot gentil pour nous?», se demande Anton Tchekhov (1860-1904) à travers l’un des personnages d’Oncle Vania. La cinéaste suisse Dominique de Rivaz lui répond directement et positivement par une évocation touchante en forme d’essai cinématographique très personnel. Un petit joyau finement ciselé qui redonne vie au grand écrivain russe en racontant sa mort. Et nous interroge sur notre finitude, le sens de notre existence et l’essence de l’humanité. A (re)découvrir grâce au DVD sorti en octobre 2025.
«Le chaman traverse les mondes, il est le pont, il va discuter de l’autre côté du rideau de l’invisible», déclarait l’écrivaine Anne Sibran à propos de son envoûtant ouvrage, né de son vécu avec les peuples amazoniens: Enfance d’un chaman (Gallimard, 2017). On pourrait dire la même chose du peintre Paul Cézanne qu’elle met en scène dans Le premier rêve du monde (Gallimard, 2022). Transfigurée par une écriture poétique finement ciselée, une quête initiatique de la beauté de la Terre où nous vivons, d’un «inespéré» surgissant de «l’éternel présent», «au-delà du temps des hommes et de ce qu’ils voient».
Écrivain, poète et conteur, Patrick Fischmann œuvre depuis des lustres à transmettre les sagesses ancestrales du monde entier et à libérer le souffle de l’Esprit nécessaire à l’accomplissement de la grande transition. Avec Loup blanc, Loup noir (Rue du monde), magnifiquement mis en images par Aurélia Fronty, il nous offre une méditation sur les lumières et les ombres qui cohabitent dans le cœur humain, d’après une légende cherokee. Avec cette question: entre le loup blanc (amour et bienveillance) et le loup noir (haine et violence), lequel est le plus fort? Réponse: le loup qui l’emportera est celui que nous choisissons de nourrir…
A l’heure où l’écoféminisme gagne en puissance comme éventail de réponses fécondes aux souffrances de la Terre, la revue en ligne Esprit de Nature a choisi de consacrer son troisième numéro au triptyque «Femmes, Nature et Sacré». Une riche et inspirante exploration de dimensions essentielles pour la métamorphose à opérer.
Quelle est la place des animaux dans les diverses cultures de l’humanité et quelles sont leurs relations à l’être humain et au divin? C’est à ces questions qu’est consacrée la nouvelle édition du Calendrier des religions (éditions Agora). Couvrant la période de septembre 2022 à décembre 2023, il propose un regard à la fois anthropologique, historique et iconographique qui documente et questionne nos rapports au monde animal. Avec des textes de spécialistes, agrémentés de belles photographies et œuvre d’art.
«La Terre, notre Mère-Nature, est au bord du gouffre», déclare Carolyn Carlson, immense figure de la danse contemporaine. En partant de ce naufrage, elle nous offre avec The Tree un puissant et envoûtant poème dansé, visuel et musical, sur les liens brisés et à restaurer entre l’être humain et le vivant. Entre mélancolie et espérance, un cri d’amour à la nature, magnifié par les toiles à l’encre de Chine du peintre Gao Xingjian.
L’intérêt pour les sorcières et le combat pour leur réhabilitation ne faiblissent pas. Un signe des temps et une manifestation de la «puissance invaincue des femmes» (Mona Chollet), indissociable de leur lien profond avec le vivant célébré par une partie de l’écoféminisme. Pour preuve, le remarquable spectacle musical Sorcière, porté par le duo pop Aliose et mis en scène par Sophie Pasquet Racine. Une œuvre habitée qui à la fois nous touche au cœur, nous enchante et nous fait réfléchir sur hier et aujourd’hui.