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Trilogies

Annick Cojean, Beaudoin, Rojzman: Les mémoires de la Shoah

A l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz-Birkenau en janvier 1945, une BD adapte une série de reportages réalisés en 1995 et couronnés par le prix Albert Londres. L’album traduit avec force, finesse et profondeur les témoignages recueillis par la journaliste du Monde Annick Cojean. Une œuvre puissante et nécessaire qui nous dit l’importance capitale du travail de mémoire et de transmission. L’inquiétant et pitoyable spectacle du monde actuel nous rappelle au devoir de vigilance. Il est plus que jamais nécessaire de se souvenir que la barbarie fait partie de l’humanité et peut – comme aujourd’hui – se manifester à tout moment.

En prologue de l’album, on voit Annick Cojean déambuler dans une forêt d’arbres nus et calcinés. Ayant découvert une échelle, elle grimpe dans les branches et finit par trouver un bourgeon qu’elle salue par ces mots, les yeux grand ouverts: «Je te cherchais… Je vous cherchais.» Cette forêt, telle un leitmotiv symbolique, va traverser tout l’album. Le récit suit l’enquête de la journaliste, «la plus sombre, la plus bouleversante, la plus obsédante» de sa carrière.

Au cœur du traumatisme

Le premier volet, où la forêt brûle, porte sur les survivants. Ils sont en tension entre le besoin de parler de l’horreur des camps et le désir inconscient de l’enfouir. La tentation du silence peut être grande, nourrie par l’incapacité à narrer l’ineffable, la difficulté à se souvenir et à partager ce qui restera toujours inaccessible aux autres, la culpabilité ou encore le sentiment de ne pas être vraiment écoutés. Mais la mémoire est toujours là, «comme s’il y avait une autre peau sous la mienne et que cette peau s’appelait Auschwitz» (Isabella L.). D’où, ainsi que le souligne un déporté devenu psychiatre, la nécessité de travailler sur les traumatismes et de sortir d’un «silence toxique» pour la personne et la société: «C’est une erreur de croire que le silence favorise la paix. Il ne fait que perpétuer la tyrannie des événements passés, il favorise leur déformation et les laisse contaminer la vie quotidienne.»

Le volet suivant est consacré à la rencontre des enfants de rescapé.es. Ils apparaissent comme d’improbables petits bourgeons sur un chêne brûlé, accrochés aux branches par un fil. «Comment peuvent‐ils vivre alors qu’ils n’étaient pas supposés naître comme leurs parents n’étaient pas supposés vivre?», se demande la reporter. Eux aussi, même si on ne leur a rien raconté, sont habités par les fantômes de la Shoah. «Le passé phagocyte le présent, et les morts dont nous avons hérité du nom sont trop nombreux et trop lourds. Ils nous retiennent dans un entre-deux. Des centaines de gens pour lesquels il n’y a eu ni tombe ni deuil vivent à travers moi», lâche une jeune femme. Comme l’affirme le psychiatre Martin Bergman, «le traumatisme se transmet. L’empreinte de l’Holocauste dans l’inconscient des enfants est similaire à celle de leurs parents». Ils ne savent rien, mais portent tout. Avec souvent un énorme sentiment de culpabilité: la peur de ne pas être à la hauteur des êtres disparus ni des espoirs placés en eux.

Annick Cojean, «La Grande librairie», 30 janvier 2025.

Oser le dialogue

Mais quid du fardeau porté par les enfants de nazis? Dans le troisième chapitre, on assiste à des rencontres qui parfois glacent le sang. Certains adorent leur père comme la fille de Goering, d’autres le détestent comme le fils d’un ministre du troisième Reich. Quant au descendant de Rudolf Hess, vice‐chancelier nazi, il nie simplement la Shoah, provoquant la nausée d’Annick Cojean.

Pour accomplir un pas de plus, quatrième article, la journaliste va voir un universitaire israélien qui, dans les années 1980, a organisé un «impensable dialogue» entre des enfants de nazis et des enfants de survivants. L’idée était, en leur faisant découvrir qu’ils avaient «davantage de points communs que de différences», de sortir de la haine et d’œuvrer pour la paix. Moments simplement bouleversants, d’autant plus quand le thé est servi par un ancien SS repenti qui demande pardon et martèle dans une conférence: «Il faut apprendre [aux jeunes] à avoir le courage de dire non, de sortir du groupe, de penser toujours par eux-mêmes!» Un écho à la célèbre phrase d’Albert Einstein: «Le monde est trop dangereux à vivre, pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire!»

Tamia Baudouin et Théa Rojzman présentent leur BD, Librairie Mollat, 5 mars 2025.

Devoir de vigilance

Cela nous amène au dernier volet, vers les personnes et institutions qui s’efforcent de transmettre toute cette mémoire aux nouvelles générations. Le but est d’éveiller les consciences, en montrant notamment le processus insidieux et pervers qui, progressivement et parce qu’on n’a rien voulu voir ou qu’on a laissé faire, ont conduit au génocide et aujourd’hui pavent la voie vers le despotisme ou la dictature. «Si la dernière et la plus terrible des mesures prises par le régime était intervenue juste après la toute première et la plus inoffensive, des millions de gens auraient été scandalisés!» Un message qui vaut pour ce qui se passe aujourd’hui. Le monstre est bien là, tapi dans l’ombre, dans le ventre de l’histoire, prêt à resurgir comme – dans l’album – les symboles du nazisme déterrés dans une forêt clairsemée.

La force de cette BD tient non seulement à la qualité de l’enquête d’Annick Cojean, mais aussi à l’approche de la scénariste Théa Rojzman et de la dessinatrice Tamia Baudouin. Aux images-chocs et réalistes, elles ont préféré l’allégorie et des formes stylisées pour nous immerger – avec tact, poésie, onirisme et empathie – dans les dimensions humaines, trop humaines de la vérité historique.

 

Annick Cojean – Baudouin – Rojzman, Les mémoires de la Shoah, Dupuis, 2025.

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BD

  • Annick Cojean, Beaudoin, Rojzman: Les mémoires de la Shoah

    A l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz-Birkenau en janvier 1945, une BD adapte une série de reportages réalisés en 1995 et couronnés par le prix Albert Londres. L’album traduit avec force, finesse et profondeur les témoignages recueillis par la journaliste du Monde Annick Cojean. Une œuvre puissante et nécessaire qui nous dit l’importance capitale du travail de mémoire et de transmission. L’inquiétant et pitoyable spectacle du monde actuel nous rappelle au devoir de vigilance. Il est plus que jamais nécessaire de se souvenir que la barbarie fait partie de l’humanité et peut – comme aujourd’hui – se manifester à tout moment.

  • Femme, Vie, Liberté

    A l’heure où l’on commémore les deux ans de la mort tragique de Mahsa Amini en Iran, il est temps de (re)lire le roman graphique Femme, Vie, Liberté (Editions L’Iconoclaste, 2023). Un ensemble remarquable de textes et de bandes dessinées, qui – avec humour, engagement critique et recul historique – permet de comprendre les tenants et aboutissants du premier mouvement féministe d’envergure en Iran et dans le monde musulman, mené au premier chef par les femmes et suivi par des jeunes et aussi des hommes. Une ode à la libération.

essai

  • Reza Moghaddassi: Boussole spirituelle

    A l’heure où la spiritualité est devenue un marché et souvent un concept bateau, le livre du philosophe Reza Moghaddassi arrive à point nommé. A partir de l’expérience de l’Etre plutôt que des doctrines, il offre un ensemble de repères non normatifs permettant à chacun e de s’orienter dans sa propre quête, d’en comprendre les enjeux et d’accéder à un «langage plus universel pour partager avec d’autres». Une approche synthétique qui allie clarté, profondeur et pédagogie. Une manière aussi d’apporter une réponse aux bouleversements du monde, qui, ultimement, sont les manifestations d’un vide et de désordres intérieurs.

  • Glaciers sous toiles: la beauté du diable

    Depuis le début des années 2000, afin de freiner leur disparition et – plus encore – de préserver le tourisme hivernal, des surfaces de glaciers alpins ont été recouvertes de bâches géothermiques. Peu documenté jusqu’ici, ce phénomène fascinant fait l’objet d’un beau livre qui regroupe une centaine de photographies de 25 artistes suisses et internationaux, accompagnées d’un étude écosophique détaillée de Nathalie Dietschy. La professeure d’histoire de l’art à l’Université de Lausanne en décrypte et déplie les différents niveaux de sens. Elle éclaire savamment et avec acuité les tensions éthiques et esthétiques générées par cette pratique et sa traduction en images. Un révélateur de nos rapports complexes à la nature et à l’art.

  • Aurélie Choné: Jung et la nature

    La nature a joué un rôle très important dans la vie et la pensée de Carl Gustav Jung. Elle apparaît, de manière transversale et arborescente, à de nombreux endroits de son œuvre. Nourrie par la fréquentation d’autres cultures, l’approche du psychanalyste se révèle d’une grande actualité et fécondité pour répondre en profondeur aux défis écologiques. Par son exploration des interrelations intimes entre le vivant et la psyché humaine, elle constitue une source d’inspiration pour l’écopsychologie. Il manquait un ouvrage en français pour appréhender la richesse et la pertinence de l’apport du psychiatre suisse en ce temps de bouleversements écosystémiques. Le livre d’Aurélie Choné, Jung et la nature. Vers une écologie de l’âme (Labor et Fides, 2025) comble cette lacune de belle manière.

  • Jean-Marie Pelt: On m’a parfois comparé à un arbre

    Il manquait une présentation de l’œuvre et de la vie de Jean-Marie Pelt. L’écobiographie de Claude Evrard vient combler cette lacune. Elle reprend comme titre une citation de l’écologiste: «On m’a parfois comparé à un arbre.» Cette métaphore convient bien à cet homme protéiforme et fécond. Elle permet, en la filant, de structurer les différentes dimensions d’un «écologiste spontané et prématuré, lucide et passionné», ainsi que le qualifie Edgar Morin dans la préface.

  • Jean-Claude Guillebaud: Comment je suis redevenu chrétien

    Un petit livre clair et roboratif où Jean-Claude Guillebaud explique sa conviction que «le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps, y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu». A trois conditions cependant: le refus de l’injonction au profit du témoignage vécu et du dialogue, la réinterprétation créative incessante des textes, le renouvellement profond du langage. L’auteur raconte son propre voyage intellectuel et existentiel à travers trois cercles. D’abord, la redécouverte des sources judéo-chrétiennes de la modernité comme les droits humains et une conception du temps source d’espérance. Ensuite, la «subversion évangélique» qui proclame l’innocence des victimes, révèle l’aveuglement mimétique des persécuteurs, appelle à lutter de manière non violente contre la tyrannie, les injustices et les logiques de domination. Enfin, «le saut personnel et subjectif de la foi, qui permet de franchir les abîmes du doute».

  • Bernard Durel: Vers la source intérieure

    Dominicain, enseignant de méditation «dans l’esprit du zen», Bernard Durel est un homme discret qui transpire l’humilité et qui respire large et profond. Un livre de «conversations à ciel ouvert», remarquablement menées par le journaliste Jean-Claude Noyé, nous dévoile son itinéraire spirituel et la sagesse qu’il en a tirée. Il offre par là-même, en allant à l’essentiel, des ressources inspirantes pour notre propre cheminement. Une parole simple, claire et profonde, qui ouvre le cœur et nourrit l’esprit. Un souffle d’espérance pour, en toute lucidité, traverser le «temps de détresse» actuel et les épreuves personnelles, sortir des impasses en trouvant «le passage pour reprendre la route vers l’avant».

  • Jean Bastaire l'écologiste

    «Le Virgile de l’initiation à l’écologie chrétienne.» C’est ainsi que l’écrivain Falk van Gaver définit Jean Bastaire. A l’occasion des dix ans de sa naissance au ciel, un livre lui rend hommage et expose les points clés de sa pensée, de son espérance et de son engagement. Une contribution bienvenue pour promouvoir une figure majeure et insuffisamment (re)connue, qui appelait à une «insurrection pascale» des consciences au service du Vivant.

  • Alexandre Grandjean: Arborescence

    «Pour qui prête l’oreille, laisse traîner son regard, affûte sa propre sensibilité envers ces êtres du vivant qui agissent, parlent, imaginent et font imaginer», de nouvelles voix et de nouvelles manières d’évoquer les écosystèmes surgissent en Occident.» Plus particulièrement en Suisse romande, «terreau plutôt favorable aux motifs écospirituels». C’est ce que montre Alexandre Grandjean, chercheur à l’Institut de sciences sociales des religions de l’Université de Lausanne, dans un petit livre passionnant: Arborescence – Les voix de l’écologie spirituelle (Hélice Hélas, 2022).

  • Henri Alekan: Des lumières et des ombres

    À l’heure du look hyperréaliste publicitaire, du naturalisme télévisuel, fade et sans surprise, le chef opérateur Henri Alekan (1909-2001) fait figure de rescapé. Le dernier Mohican d’une époque révolue du cinéma, artisanale, où la beauté du réel était inséparable de la poésie de l’imaginaire. Il a consigné en 1984 sa vaste expérience et ses réflexions dans un livre somptueux, Des lumières et des ombres, qui vient d’être réédité aux éditions du Collectionneur.

film

  • Dominique de Rivaz: Un selfie avec Anton Tchekhov

    «Ceux qui vivront dans cent ans, dans deux cents ans après nous, pour qui nous frayons maintenant le chemin, est-ce qu’ils s’en souviendront, est-ce qu’ils auront seulement un mot gentil pour nous?», se demande Anton Tchekhov (1860-1904) à travers l’un des personnages d’Oncle Vania. La cinéaste suisse Dominique de Rivaz lui répond directement et positivement par une évocation touchante en forme d’essai cinématographique très personnel. Un petit joyau finement ciselé qui redonne vie au grand écrivain russe en racontant sa mort. Et nous interroge sur notre finitude, le sens de notre existence et l’essence de l’humanité. A (re)découvrir grâce au DVD sorti en octobre 2025.

  • Alain Resnais: Nuit et Brouillard

    Double salut nazi d’Elon Musk à l’investiture de Donald Trump, montée de l’antisémitisme et du racisme, succès des idéologies nationales-populistes, floraison des régimes autoritaires… A l’heure où l’on commémore le cinquantième anniversaire de la libération des camps de concentration, il est plus urgent que jamais de nous souvenir et d’être vigilant. Revoir un film comme_ Nuit et brouillard_ (1956) d’Alain Resnais peut nous y aider. Pour reprendre les mots de l’écrivain survivant Jean Cayrol, il reste plus que jamais un «appel, un dispositif d’alerte contre toutes les nuit et brouillards» qui n’en finissent pas de «tomber sur une terre qui naquit pourtant dans le soleil, et pour la paix». Il dénonce l’effroyable accoutumance à l’oubli et la banalisation du mal qui en découle. Un cri on ne peut plus d’actualité.

  • Daniel Schmid: Kazuo Ohno

    Dans Le Visage écrit apparaît le danseur et chorégraphe Kazuo Ohno (1906-2010) dans une performance au carrefour de l’expressionnisme et du butō, dont il est l’un des maîtres et précurseurs. Totalement fasciné par sa présence irradiante et sa gestuelle magique, Daniel Schmid capte la grâce de cet homme travesti qui semble flotter sur l’eau dans le bleu crépusculaire du port de Tokyo. Il a fait de cette séquence le cœur d’un court métrage (1995).

littérature

  • Patrick Fischmann et Aurély Fronty: Loup noir, loup blanc

    Écrivain, poète et conteur, Patrick Fischmann œuvre depuis des lustres à transmettre les sagesses ancestrales du monde entier et à libérer le souffle de l’Esprit nécessaire à l’accomplissement de la grande transition. Avec Loup blanc, Loup noir (Rue du monde), magnifiquement mis en images par Aurélia Fronty, il nous offre une méditation sur les lumières et les ombres qui cohabitent dans le cœur humain, d’après une légende cherokee. Avec cette question: entre le loup blanc (amour et bienveillance) et le loup noir (haine et violence), lequel est le plus fort? Réponse: le loup qui l’emportera est celui que nous choisissons de nourrir…

  • Anne Sibran: Le premier rêve du monde

    «Le chaman traverse les mondes, il est le pont, il va discuter de l’autre côté du rideau de l’invisible», déclarait l’écrivaine Anne Sibran à propos de son envoûtant ouvrage, né de son vécu avec les peuples amazoniens: Enfance d’un chaman (Gallimard, 2017). On pourrait dire la même chose du peintre Paul Cézanne qu’elle met en scène dans Le premier rêve du monde (Gallimard, 2022). Transfigurée par une écriture poétique finement ciselée, une quête initiatique de la beauté de la Terre où nous vivons, d’un «inespéré» surgissant de «l’éternel présent», «au-delà du temps des hommes et de ce qu’ils voient».

revue

  • Femmes, Nature et Sacré

    A l’heure où l’écoféminisme gagne en puissance comme éventail de réponses fécondes aux souffrances de la Terre, la revue en ligne Esprit de Nature a choisi de consacrer son troisième numéro au triptyque «Femmes, Nature et Sacré». Une riche et inspirante exploration de dimensions essentielles pour la métamorphose à opérer.

  • Les animaux, Dieu et nous

    Quelle est la place des animaux dans les diverses cultures de l’humanité et quelles sont leurs relations à l’être humain et au divin? C’est à ces questions qu’est consacrée la nouvelle édition du Calendrier des religions (éditions Agora). Couvrant la période de septembre 2022 à décembre 2023, il propose un regard à la fois anthropologique, historique et iconographique qui documente et questionne nos rapports au monde animal. Avec des textes de spécialistes, agrémentés de belles photographies et œuvre d’art.

spectacle

  • Sorcière – spectacle musical

    L’intérêt pour les sorcières et le combat pour leur réhabilitation ne faiblissent pas. Un signe des temps et une manifestation de la «puissance invaincue des femmes» (Mona Chollet), indissociable de leur lien profond avec le vivant célébré par une partie de l’écoféminisme. Pour preuve, le remarquable spectacle musical Sorcière, porté par le duo pop Aliose et mis en scène par Sophie Pasquet Racine. Une œuvre habitée qui à la fois nous touche au cœur, nous enchante et nous fait réfléchir sur hier et aujourd’hui.

  • Carolyn Carlson: The Tree

    «La Terre, notre Mère-Nature, est au bord du gouffre», déclare Carolyn Carlson, immense figure de la danse contemporaine. En partant de ce naufrage, elle nous offre avec The Tree un puissant et envoûtant poème dansé, visuel et musical, sur les liens brisés et à restaurer entre l’être humain et le vivant. Entre mélancolie et espérance, un cri d’amour à la nature, magnifié par les toiles à l’encre de Chine du peintre Gao Xingjian.